Anatomie d’un cours

Un arbre des prérequis

  • Les cours sont dotés de niveaux de difficultés, exactement comme les textes
    • Pour s’inscrire dans un cours de niveau II, il faut donc avoir validé le niveau I, sachant que les employeurs adaptent leurs exigences de niveau selon le travail requis (on ne demande pas un bac + x de tel matière, mais tel niveau dans toutes les compétences demandées)
    • Avantage : on évite de niveler vers le bas les cours en raison de niveau hétérogènes des étudiants ayant eu des parcours différents les uns des autres
  • Les cours peuvent avoir des prérequis « externes ». Par exemple pour valider un cours de philosophie grecque de niveau « intermédiaire », il faut avoir préalablement validé un niveau I en grec ancien ; pour valider un niveau « expert » il faut un niveau II ; pour un niveau initiation, aucun prérequis en grec ancien n’est nécessaire…

Formes d’examen

L’idée de bases est que tout apprentissage aboutisse à un travail utile en fin d’année, aussi modeste soit-il, plutôt qu’à rendre une copie répondant à une question dans un exercice qui ne sert à personne…

  • participation à la mise à jour d’une bibliographie commentée (travail participatif d’une année sur l’autre entre les étudiants)

Fiche d’identité d’un cours

  • Un professeur ou une équipe attachée à un ou plusieurs laboratoire ou séminaire
  • Un arbre de prérequis
  • Un projet (abstract du cours)
  • L’ensemble du matériel déjà créé par le laboratoire et les étudiants :
    • bibliographie mise à jour
    • textes : articles, livres, notes de lecture, synthèse, etc.
    • matériel à créer
    • listes des séminaires à venir

Types de cours

  • enseignement de niveau I : cours + lectures => examen
  • séminaire (cours de niveau II et +) :
    • Les étudiants servent d’auxiliaires au travail d’un professeur
    • 1er moment, 1ère rencontre : conseils de lecture et commentaires de la bibliographie donnée, explications du projet, explication du travail et de l’objectif du professeur
    • 2ème moment : lectures. Pendant qu’ils font leur travail de lecture, les étudiants déposent des questions sur la page internet du cours, plus des réflexions sur la façon dont ce qu’ils apprennent pourra être intégrés à leur propre travail (niveau III)
    • 3ème moment, 2ème rencontre : discussion collective entre le professeur (qui a fait la synthèse des questions) et les étudiants autour des questions ou de leur expérience de lecture
    • 4ème moment : le professeur propose des travaux (mise à jour d’une bibliographie commentée, relecture critique d’un article, d’une traduction, rédaction de fiche de lecture ou de travaux sur un sujet précis). Ce temps dure jusqu’à ce que le professeur estime le travail de chacun abouti. Il n’y a donc pas de dates de fins obligatoires : certains peuvent aller très vite, d’autre plus lentement (mais ils seront alors bloqués s’ils veulent progresser dans l’arbre de difficulté de cette matière). Le professeur donne son feu vert pour 1) passage à la difficulté supérieur ; 2) publication (pas de note)

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